vendredi 1 juin 2012

Soirée autour de Roland Nadaus à la Maison de la poésie des Yvelines

Jeudi 31 mai, j'ai eu la joie de retrouver le poète Roland Nadaus à la Maison de la poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines pour le lancement de son anthologie rassemblée et préfacée par Jacques Fournier, Vivre quand même parce que c'est comme ça (éditions Gros textes). Irène Clara, Hervé Martin, Lydia Padellec, Mario Urbanet, Jean-Michel Robert ou encore Yoann Lavabre étaient aussi de la partie. Merci à Roland Nadaus de m'avoir invité à lire l'un de ses poèmes, et succès à son livre !

Le poète Roland Nadaus (à gauche) avec Jacques Fournier, directeur de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines  (photo : F.-X.M.)



vendredi 25 mai 2012

Un poète arabe et un poète juif publient un bouleversant recueil à deux voix

Les éditions Bruno Doucey publient Bagdad-Jérusalem, À la lisière de l’incendie, bouleversant recueil à deux voix, celle du poète arabe Salah Al Hamdani et celle du poète juif Ronny Someck. Une œuvre où le lyrisme se déploie en Français, en Arabe et en Hébreu pour conjurer la haine et faire de la poésie une langue universelle. A lire, à faire connaître.


« Fais en sorte que la larme sur la joue du cygne
soit la première pierre
dans l’océan de la joie,
et que j’apprenne
à nager »
Ronny Someck

« Tu murmures en hébreu à propos de Bagdad
des mots émigrés de mon coeur
nuée de tourterelles
vers des îles inconnues »
Salah Al Hamdani

Collection « Tissages »
Diffusion harmonia mundi
Pages : 160
Prix : 16 €

lundi 21 mai 2012

Le poète Jacques Réda sur France Culture

Rare dans les médias, le poète Jacques Réda a donné une longue interview à France Culture. L'auteur est né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) en 1929. Il a dirigé la Nouvelle Revue française de 1987 à 1996. Poète, il est également l’auteur de récits en prose et grand amateur de musique, spécialement de jazz. Il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard. En 1993, l’ensemble de son oeuvre est récompensé par le Grand prix de l’Académie française... Personnellement, certains de ses recueils m'ont porté vers la poésie contemporaine : Amen, récitatif et la Tourne, Les ruines de Paris, L'herbe des talus ou encore L'incorrigible. Un écrivain peu exposé mais ô combien fécond. A lire et à écouter.

jeudi 10 mai 2012

Soirée poétique avec Pierre Vavasseur et Stéphane Bataillon

Mardi 15 mai 2012, nous serons tous les trois au Motif (observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France) pour la sortie du livre de Pierre Vavasseur, intitulé Tes yeux poussent la porte du monde (éditions Bruno Doucey). J'aurai la joie de lire des extraits de mon propre recueil, de même que Stéphane Bataillon. Bref, si vous aimez la poésie, rendez-vous mardi à 19 heures ! Adresse : 6 villa Marcel-Lods, Passage de l’Atlas, Paris 19e (M° Belleville). Entrée libre.



mercredi 2 mai 2012

Recension de Denis Peiron

Merci à Denis Peiron qui recense Dans la poigne du vent sur son blog.

C’est l’enfant qui parle à l’enfant. Celui qu’il n’a pas vraiment cessé d’être, celui qui toujours nous accompagne, prompt à parler en notre nom, pour peu que les émotions lui fassent la courte échelle. Dans son premier recueil paru tout récemment aux éditions Bruno Doucey, François-Xavier Maigre passe ses jeunes années au filtre d’un lyrisme teinté de nostalgie, décomplexé et séduisant. Au fil des pages, l’auteur recherche, retrouve, reconstruit sensations et souvenirs, dans une attention permanente à la nature, aux objets et aux êtres, à l’affût de toutes ces petites choses de la vie qui nous murmurent l’essentiel.
Le titre de l’ouvrage, « Dans la poigne du vent », dit bien cette foi qui caractérise François-Xavier Maigre, cette capacité à s’en remettre à l’existence, cette confiance placée en un souffle supérieur. Mais la main du vent est aussi celle qui disperse les souvenirs, celle qui reprend à chacun le peu de temps qui lui avait été donné. Une œuvre particulièrement touchante.

En voici un extrait :

Les bras d’un merisier
dérobent mon poème
au temps qui l’a vu naître

maintenant

mes doigts
comblent les blancs

dans le secret
des ombres.


Voici à présent, comme une ébauche de dialogue avec le recueil de François-Xavier Maigre, un court poème que j’ai rédigé sur le thème de l’enfance :

Everest

l’enfance est une montagne de sable
un petit tas de rien du tout

véritable Everest

érodé par le vent
érodé par le temps

qui un jour tourne
pour nous ensevelir

jeudi 26 avril 2012

Le doux chant des éléments

Article paru dans le cahier Livres & idées de la Croix du 26 avril 2012

Trois superbes recueils explorent les murmures du vent, métaphore de l'écriture tout entière

Par son expression même, la poésie est peut-être le registre littéraire le plus accordé au bruissement de la nature, ce « langage des fleurs et des choses muettes » dont Baudelaire sut restituer la mystérieuse vibration. Trois recueils très réussis, et de styles fort différents, s'attachent à poursuivre l'œuvre de ce glorieux devancier. Voix majeure de la poésie contemporaine, Philippe Delaveau prétend ainsi retranscrire Ce que disent les vents (Gallimard, 130 p., 18 €), dans un voyage aux confins de l'indicible. Avec cette exigence d'orfèvre qui a fait sa renommée, l'éternel mélomane qu'est Delaveau compose une subtile variation sur le thème du souffle, métaphore par excellence de l'écriture.

Cette ode buissonnière séduit par la connivence qu'elle établit avec le lecteur : c'est « notre destin si simple » que le poète se fait fort de porter jusqu'à « la mer immortelle ». Cette mer dont il esquisse, par touches, la secrète harmonie : « Voiles menues, Pentecôte, ailes blanches. Tout ce don pour le chant./Ce don très pur qu'aucune main n'atteint, ne peut atteindre. » Sa force ? Parvenir à traduire en mots le moindre paysage, y compris le plus banal : « Dans la constellation des vitres,/l'aurore affine ses récits. »

À travers ses pérégrinations autour du monde, l'auteur décline l'infinie partition qui s'offre à sa sensibilité. Dans ce livre, le souffle des éléments se confond parfois avec celui des origines, laissant affleurer la foi de son auteur : « Encore un jour, Seigneur, pour Te louer. (…) Les mots sont illusoires. J'entends alors/en contrebas comme pour se moquer, trois fois sur le fumier/du monde, avec les frottements de l'aube, le cri du coq accusateur. »

De facture plus épurée, mais d'une veine comparable, l'ouvrage de Jean Pichet s'attelle à la même quête : Un calme orage (Éd. L'Arrière-Pays, 76 p., 12 €), ou l'oxymore des sentiments. « La nuit est claire dans l'inhumaine/Sérénité du ciel./Je vais parmi les arbres, et tu viens/Au son des feuilles…/ Plus de peur./ Le temps vole,/Effleure nos souffles,/Presque silencieux/Au fond d'un calme orage, loin de tout. »

Chez lui aussi, la symphonie de la Création traverse l'acte poétique : « Comme le vent,/Je voudrais être une voix/Seulement, sur le rivage de tout… » L'Herbier (Éd. Jorn, 62 p., 12 €) composé par Joan-Maria Petit, en version bilingue occitan-français, parachève avec douceur cette flânerie au royaume des brises : « Dans le filet du vent/passent les nuages et le chemin/s'ouvre au large de l'été matinal…/ La bergère tient dans la main/un bâton de noisetier/et conduit le troupeau/au frémissement des fontaines/dans le temps de son cœur/et la respiration des arbres. »

François-Xavier Maigre

vendredi 13 avril 2012

Dans la poigne du vent diffusé au Québec

Invité au salon international du livre de Québec du 11 au 15 avril, Bruno Doucey me fait suivre ces photographies prises devant la Librairie Générale française, où les publication de la maison bénéficient d'une mise en place généreuse. Merci à leur équipe !